Non je n'ai pas fais l'erreur d'embrasser la mauvaise fille en boite (là je perd la moitié de mes lecteurs) mais je parle bien d'une chose plus grave (là je perd ma copine)
Durant la corvée que représente les courses (trop à dire par écrit, je vous décrirai pourquoi à mon retour) je tombe sur une petite promotion d'un produit jamais encore testé, et dont le nom représente pour moi l'Angleterre : Le CORNED BEEF !
Déjà, j'aurais dû me méfier car en demandant de plus amples informations sur ce produit à Gareth, celui-ci me répond qu'il n'aime pas.
Etrange, je te rappelle que tu as une fesse Australienne mais l'autre bien Anglaise puisque tes deux parents le sont !
Je passe et fier de ma découverte achète la conserve.
Trois jours après, l'idée repas de la journée : un ragoût de mouton au boeuf (oui ragoût de boeuf ça sonnait pas terrible)
Dans une casserole, je commence à faire revenir mes patates et carottes dans un peu d'huile d'olives, sel, poivres et herbes de provences.
Hummm, ça s'annonce bien comme petit ragoût, j'imagine bien le boeuf mijotant dans mes patates, le tout dans une petite sauce succulente, accompagné par la bouteille de rouge que Gareth avait gagner le week-end précédent...
Mais déjà, j'atteins les deux millimètres de cramé au fond de la casserole, signe que c'est cuit et que au-delà de cette limite, le récipient est mort.
En y réfléchissant, sa puait "l'en tour les poules" (il faut être fan de "La tour Montparnasse infernale" pour comprendre où s'adresser à Maman).
Je m'explique : - L'australo-anglais n'aime pas
- Le produit n'était pas du tout mis en avant dans le rayon
- Jamais vu ce produit en France
- Jamais manger, ni senti
- C'est Anglais !!
Comme ça n'a pas suffit à me faire faire marche arrière, la conserve, dans un dernier espoir de me préserver de cette arnaque, refuse de s'ouvrir !
En effet, je ne sais pas de quand elle datait, mais le système d'ouverture devait être de la seconde guerre mondiale : il fallait tourner une sorte de clé sur elle-même afin d'enrouler un "ruban" de métal qui ouvrait la boite en deux.
Un système vu dans les films en noir et blanc en somme.
Je lâche rien (pauvre de moi, ma tenacité m'a perdu) et ouvre la boite normalement.
...un petit ragoût...des p'tites patates...des carottes...du boeuf...du QUOI ??!!!
La boite ouverte, dévoille tout autre que chose que les rêves que je me fais depuis 10 minutes : Une substance proche de la bouffe pour chien, mais sans le packaging agréable et presque alléchant, et surtout mais surtout, et c'est ce dont je me rappellerai toute ma vie : une odeur dont les mots pour la décrire doivent être : cadavre, momie et putréfaction !
Laisse mourir un boeuf de la gangrène dans une eau boueuse pendant 3 mois et revient pour le mettre en conserve !
J'aime l'odeur de l'essence et des tripes, bien que les deux soient peu appréciés en général, mais ce qui sort de cette conserve dépasse l'acceptable !
Le protocole de Genève relatif à l'interdiction des armes chimiques et biologiques ne doit visiblement pas être appliqué dans cette entreprise... Brésilienne ??!!
Le pompon : même les english refusent de fabriquer un truc pareil !
Finalement, le schéma classique : on délocalise ce que l'on ne veut pas faire : désamiantage du Clémenceau pour la France, Corned beef pour l'Angleterre...
Non sans mal, je surpasse mon appréhension (et l'odeur, toujours cette odeur...) mélange à regret mes délicieuses pommes de terres avec cette substance et...goûte...
Booonn...Fabien ! Je veux bien "être curieux de tout" mais niveau bouffe australienne, je vais appliquer tout le contraire ! La Vegemite (dont j'ai peut-être pu penser que c'était meilleur lors de la préparation du Corned beef), le dit produit et les mélanges du genre céléri-peanut butter, je vais m'en passer afin de me focaliser sur la dégustation de bières !
L'erreur culinaire est malheureusement l'une des pires : non content de manquer de te faire vomir à l'aller, il faut le digérer ! 24 heures de doutes où à tout moment le Smecta peut devenir ton meilleur ami...
Une corvée pire que d'habitude a suivi la "dégustation" : décoller les deux millimètres de cramé au fond de la casserole, imprégnée du délicat fumé de ce plat très goûtu !
Noël apportera aussi son lot de découverte : le pudding anglais ! C'est espèce de gâteau préparé un mois à l'avance avec des fruits pourris... Plein de fruits, trop de fruits et pourris qui plus est !
Une vraie promesse de déclaration de guerre avec les chiottes !






